Le 1er d'entre eux, a consisté à se rendre au stade
de Vancouver ou il y avait un match de Foot Canadien. Pour voir le
match...? non, non. Pour vendre des tickets a l'entrée...? non pluuus... Le job
consistait à venir habiller avec un pantalon noir, une belle chemise blanche
(alors qu'un vieux tee-shirt blanc aurai suffit...) et cela pour se retrouver
dans un shop de bouffe rapide. Ce qui est bien, c'est que lorsqu'on vous
appelle, vous ne savez pas trop à quoi vous attendre. On se pointe à 18h00, on
signe un petit papier ou notre nom figure, on vous donne un badge
"isabella", et un petit casse-croute comme pour les petits nenfants
qui vont za l'école... Et puis soudain, on vous donne un plan du stade, le jeu
de piste commence, et vous devez rejoindre votre lieu de travail... Un shop qui
vend des pop-corn, des hamburgers (veggiedog, Jumbo-dog...), des glaces, des
boissons (coca et bière essentiellement) et des nachos recouverts d'un fromage
hmmm... L'équipe : 6 personnes et le chef, John, gracieux comme une porte de
prison, humeur encore plus radieuse quant à sa question "avez-vous déjà
fait ce boulot" je lui réponds avec une grand sourire "no, it's the
first time"… Il me fait une présentation rapide des lieux, la cuisine ou
sont préparer les délicieux burgers… le congélateur géant ou sont stockes les
boissons dont les bouteilles d’eau, puis ensuite cote comptoir, machine à café,
mini-congélateurs avec les glaces et puis voilou; il m’affecte alors à seconder
une jeune asiatique qui tient une des caisses. Tout le monde est à son
poste. Notre shop se trouve être juste en face de la porte d’entrée, prêt à
accueillir tous les supporters La tache est plutôt simple : l’asiatique prend
la commande sur la machine, et je cours aussi vite que je peux pour fournir
tout ce qui apparait sur l’écran. Histoire de mettre un peu de piment je
zieute aussi, l’ordi. Du voisin, et lui fournit de même les produits commandes.
Jusque la c’est simple, cela se complique lorsque soudain, HELP, il n’y plus de
nachos, et il me faut donc me précipiter à la cuisine, pour ramener 2 paquets
de nachos, les ouvrir, et réapprovisionner la machine qui les préchauffe. Je
surveille du coin de l’œil aussi, les boissons qui baignent dans les glaçons et
des que je me rends compte qu’I n’y a plus de petite bouteille d’eau, sans
hésitation, je fonce dans le congélateur géant, en équilibre sur un pied,
j’ouvre les plastiques, attrapent 3 ou 4 bouteilles d’eau, tout en maintenant
avec mon autre jambe la porte du congélateur ouverte, je n’ai pas envie de finir
en “Mister Freeze” géant!!! Je prends gout aux taches qui me sont confiées.
Quand les portes s’ouvrent, les clients déferlent sur nous pour se ravitailler
en coca, bière et hot-dogs, pop-corn, éléments vitaux pour suivre le
déroulement du match!!! Ils se ruent sur nous, font la queue en attendant de
pouvoir savourer un nachos dégoulinant de fromage d’une couleur orangeâtre… Et
en quelques minutes, vous vous faites une horde d’amis, vous entendez au loin
un de ces supporters venus supporter son équipe vous parler comme si vous étiez
pote d’enfance alors qu’on n'a jamais garder les cochons ensemble “hey,
Isabella, How U doin?”… Mon boss, pour X raison, me charge d’une nouvelle tache
“ servir la bière”, yahouou. Et c’est la que le 1er conflit de travail surgit !
Et pas le temps de constituer un comite de pilotage pour résoudre le Hic! Pour
simplifier la situation, notre shop a 4 machines de bière pression. Jusque la
tout va bien. La ou cela se corse, c’est que sur les 4, y’en a 2 qui sont
out-of-order. Sur les 2, il y en a un que j’ai pressé jusqu’au citron, plus une
goutte de bière, et je me retrouve donc affecter à la dernière pompe à bière.
Et la le 1er conflit de travail : cette pompe semble être l’outil de travail
favori d’un des mecs de l’équipe, et lorsqu’il me voit poser la main sur sa
pompe, on sent le sang qui lui monte… à la tète. I Je tente de servir une 1ere
bière, et cela déborde de mousse de tous les cotes, mon collègue s’excite, je
lui réplique “montre moi une fois comment on fait” et la le boss surgit hors de
la nuit et lui dit : ”toi aussi tu as débute un jour, montre lui et c’est elle
qui s’occupe de la bière” (en décrypter, ferme-ta-g….!!) A partir de la je ne
vois pas le temps passe, je prends, verre âpres verre, pose l’embout de la
pompe au fond du verre, rempli jusqu’a la 3eme ligne avant le haut du verre, comme
me l’a indique mon cher collègue, et transmets ensuite le breuvage aux
assoiffés de foot. Et je continue ainsi, sans relâche, “one more…3 more…”,
bière sur bière, j’enchaîne sans relâche, quand soudain… la pompe, la
der-des-der rends l’âme, les dernières gouttes de bière tombent, le fut est à
sec…Horreur, la nouvelle parvient aux oreilles des premiers clients qui frisent
l’attaque cardiaque “NO BEER”, “heu bein non M’sieur, y’a plus…” Réaction
rapide : on pose des affiches indiquant la nouvelle,1 pour avertir les clients,
2 pour pas se faire lyncher, car leur réaction epidermalcoolik ne tarde pas à
se faire sentir “Koi, j’ai attendu 20 minutes, et y’a pas de bière
GGGGGRRRRRRRRRR)… l’avantage, c’est pour ceux qui sont encore un peu lucides,
on voit la foule qui s’amoncelait d’un coup FOUFFFF se réduire à quelques gars,
venus chercher uniquement des pop-corn. Mais tout comme un cheval qui
s’emballe, la situation s’aggrave, après la bière, c’est le fromage qui vient à
manquer, et nous sommes la à vendre des “cheeze-nachos” sans fromage… et
comme jamais 2 sans 3, après la bière, le fromage, ce sont les hot-dogs en tout
genre qui viennent à manquer… C’est la fin des haricots!! Et nous baissons
rapidement le store!! La suite est simple, mes collègues semblent
accoutumer au travail, et ils se précipitent tous dans une petite pièce exiguë
pour manger le petit paquet repas qu’on nous a remis à l’entrée compose de :
hamburger, cookies, pomme et boisson aux fruits miam… Avant de retourner dans
le shop, je m’arrête 2 secondes dans les gradins, jeter un œil au match, voir
de prés le stade de Vancouver et à quoi ressemble une équipe de foot canadien
en vrai… puis retour en cuisine pour un nettoyage complet des murs au plafond.
A la fin, tout le monde attend, quoi je ne sais pas, alors j’attends aussi
sagement, en silence, on attend en fait de signer le petit papier ou notre chef
souriant à mis notre nombre d’heure 4h30, c’est à la minute prés ici, ça rigole
pas, et voila je rends mon tablier…